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Prendre soin de votre enfant à la rentrée

Bien sûr que vous voulez prendre soin de votre enfant en lui achetant si vous pouvez un beau cartable, un sac à la mode, de nouveaux vêtements, des fournitures bon rapport qualité prix, en l’accompagnant, mais n’oubliez pas de le féliciter ! Il gagnera en estime de soi.

« Les vielles méthodes éducatives nous ont profondément marqués de leur empreinte […] À  moins d’un sans-faute, on s’abstient de dire « très bien » à un élève : il ne cherchera plus à mieux faire, il dormira sur ses lauriers. Nous sommes persuadés que les progrès ne peuvent s’effectuer qu’en maintenant la tension. Grave erreur ! Des méthodes pédagogiques moins violentes ont prouvé que lorsqu’on aide un enfant à mettre en valeur les qualités qu’il possède, il va se détendre et trouver les ressources en lui pour « mieux faire ». À force de nous critiquer sans jamais oser nous féliciter, nous nous dénigrons. Nous finissons par nous convaincre réellement de notre incapacité.»

Fabrice Midal, Foutez-vous la paix et commencez à vivre

Quelle est votre propre histoire ?

L’image de soi se développe à partir de l’enfance, parfois très tôt. Se sont formées des blessures de rejet, d’abandon, de trahison, d’injustice et parfois d’humiliation.

C’est à partir de votre histoire, de votre ressenti, de vos expériences, que vous avez développé une vision plus ou moins juste de vous-même, plus ou moins valorisante.

Il semble que ce soit vers l’âge de 8 ans que les enfants accèdent à une représentation psychologique globale d’eux-mêmes. Le regard qu’ils commencent à porter sur eux-mêmes constitue la base de leur future estime de soi.

Les 4 sources de personnes qui jouent un rôle dans la constitution de l’estime de soi sont:

  • les parents, la famille
  • les enseignants
  • les pairs (enfants de l’école)
  • les amis.

Si l’une est défaillante, une autre peut suppléer; mais cela fait 4 sources de pression (bon enfant, bon élève, bon copain, bon camarade…)

Les 5 domaines qui interviennent dans la constitution de l’estime de soi sont:

  • l’aspect physique (est-ce que je plais aux autres?)
  • les compétences athlétiques (est-ce que je suis bon en sport? est-ce que je cours vite? est-ce que je sais me défendre?)
  • la popularité auprès des pairs (est-ce qu’on m’aime bien dans ma classe, mon école? est-ce que j’ai beaucoup d’amis?)
  • la conformité comportementale (est-ce que je respecte les règles sociales: politesse, discipline…?)
  • la réussite scolaire (ai-je des résultats corrects?)

Il n’est pas nécessaire de répondre « oui » à toutes ces questions. Pour avoir une haute estime de soi, il faut être soutenu là où on a envie d’être performant.

Prendre soin de son enfant, c’est être attentif à l’enfant, présent, mais pas intrusif.

Il est normal qu’un enfant affronte seul certaines difficultés.

Notez ce qui a été marquant pour vous

L’enfant a besoin d’amour.

L’enfant se nourrit littéralement de l’amour qu’il reçoit de ses parents.

L’intention d’amour, à elle seule, ne suffit pas.

L’enfant peut percevoir cette intention qui va lui permettre de ne pas présenter de souffrance majeure, de dégâts irréversibles, mais si elle n’est pas suivie d’actes et de gestes concrets, il pourra tirer de lui-même les conclusions suivantes: « on m’aime mais je ne suis pas digne de passer devant les autres préoccupations de mes parents. »

Le rejet d’un enfant par un parent est contraire aux lois naturelles et aux lois de l’amour.

L’attention est aussi un besoin légitime.

Face à des parents distants, les enfants pourront avoir différentes réactions :

  • une révolte, par besoin d’attirer l’attention, de leur montrer leurs capacités, pour être digne de leur intérêt ; l’enfant peut alors devenir de plus en plus agité, turbulent, dérangeant ; il ne peut tolérer de se sentir rejeté puisque c’est contraire aux lois naturelles et aux lois de l’amour.
  • une apparente résignation; certains enfants n’insistent pas:

« Mes parents n’étaient ni gentils, ni méchants. Simplement, je ne les intéressais pas. Ils n’étaient guère sensibles à mes peines, pas davantage à mes joies. Et d’ailleurs, j’ai vite pris l’habitude de ne plus leur montrer. Mais aussi de ne plus en ressentir. Je me sentais sans intérêt, mais passivement, sans me révolter, et presque sans en souffrir. Devenue adulte, j’avais ce sentiment tenace d’être quelqu’un sans importance. »

Christophe André, L’ Estime de soi: S’aimer pour mieux vivre avec les autres
  • un repli sur soi.

Quel amour vous a prodigué votre famille quand vous étiez enfant? Quelles ont été vos nourritures affectives?

Vous voulez en parler et avancer, prenez RDV

« Quiconque avance avec confiance en direction de ses rêves et cherche à vivre la vie qu’il a imaginée, acquerra tout ce qu’il désire. » Henry David Thoreau

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